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Les vitraux de l’église de Chirens

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Un  élément majeur et méconnu du patrimoine chirennois

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Liens vers les pages complémentaires:
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2) Vitraux: plan et photos de  détails, agrandissements. (cliquer)

3) plan, chronologie, dédicaces, donateurs,   photos générales des baies. (cliquer) En construction

4) plan, photos des “tableaux” (cliquer)

Conseil: ne pas hésiter à “zoomer” pour apprécier la qualité du travail d’Antoine Bernard. La définition des photographies autorise un agrandissement assez conséquent

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9 - Sacré-Coeur détail colombes 14

S’il est un village où l’expression « querelle de clocher » a un sens, c’est bien Chirens. En effet, la construction de l’église, en 1890, mit un terme à un conflit de plusieurs années qui opposa les habitants du Bourg à ceux du Gayet, alimenté par des motivations qui n’étaient pas toujours d’ordre spirituel. L’évêché assura le financement de l’édification du bâtiment  et l’aménagement permettant d’assurer le culte mais, pour la décoration, la paroisse  dut trouver les fonds nécessaires auprès des fidèles et de généreux donateurs, raison pour laquelle celle-ci s’échelonnera sur un quart de siècle.

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La réalisation des vitraux fut confiée à Antoine Bernard, maître verrier à Grenoble (1). Cet artiste et artisan de talent, auteur de nombreuses œuvres en Dauphiné  cessa son activité vers 1930 mais ne fut jamais gratifié du renom, ni de la reconnaissance qu’il méritait. D’ailleurs, le vitrail est un domaine de l’art méconnu. Faites l’expérience: alors qu’on peut tous citer quelques musiciens, peintres et autres artistes de tous bords, demandez autour de vous, à la volée, de citer un maître verrier célèbre…

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Les vitraux de l’église de Chirens se composent d’un ensemble de dix baies de
0,80 X 2,40 mètres, de deux baies doubles de 0,80 X 3,30 mètres dans les transepts et de trois baies de 0,80 X 4,00 mètres  dans le cœur.

Les sujets s’articulent autour de trois thèmes :
— La Vierge-Marie, sainte patronne de cette église et des saints et personnages qui lui sont liés.
— la générosité et la charité chrétienne.
— les personnages qui ont établi ou confirmé les liens qui ont uni le pouvoir séculier et le pouvoir spirituel.

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Le financement de cet ensemble a été largement assuré par des donateurs (14 baies sur 17) : des habitants de Chirens, des prêtres, des fondations et confréries et… Antoine Bernard. On sait que, parfois, il s’agit d’une générosité ostentatoire, pour les familles aisées le plus souvent (2), cependant, ce ne peut être le cas pour la baie du transept sud offert anonymement par une personne du Gayet, et la dédicace du dernier panneau, réalisé en 1922, laisse peu de doute sur la sincérité de la douleur exprimée par Mme Philomène  Guttin-Lombard qui offrit le vitrail de St. Roch en mémoire de son frère  Emile, tué au front en 1917.

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4 - St Vincent de Paul détail visages 14

Avant d’aller plus avant, je vous propose un extrait de l’exposé que fit Laurence Dalmasso (médiatrice culturelle au musée archéologique – Maison de Pays  – de Charavines) lors de la Journée du Patrimoine de Pays le 16 juin 2009:


« Le 19e siècle est marqué par un nouvel élan religieux et l’art du vitrail n’échappe pas à la règle, les vitraux de Chirens en sont une illustration. Les choix iconographiques correspondent à la volonté de conforter la foi face aux doutes hérités du siècle des lumières, de la Révolution Française. Volonté d’autant plus forte que le bourg est confronté au phénomène d’urbanisation qui provoque une accélération de l’exode rural, favorisant le déracinement et le déclin des pratiques religieuses. Des sujets mettant en avant les miracles et la vie des saints sont alors choisis afin de montrer aux fidèles l’importance des vies saintes et de la charité chrétienne : St François Xavier, St François de sales, St Antoine de Padoue et le miracle de l’eucharistie…


La réalisation des vitraux de l’église s’est faite, pour l’essentiel, entre 1903 et 1905 à la veille de la séparation de l’Eglise et de l’Etat qui marquera la fin de l’affrontement entre la France catholique et royaliste et la France laïque et républicaine. Une fois de plus, l’iconographie se fait l’écho de cet événement pressenti en choisissant des sujets qui marquent l’importance du rapport entre le pouvoir et la religion : « Le baptême de Clovis », « la vénérable Jeanne d’Arc » et « St Louis Roi de France ».


Mais si les vitraux de Chirens s’inspirent largement des sujets du Moyen-âge, la technique, elle, est bien différente. Antoine Bernard travaille à la manière d’un peintre et exécute des « vitraux-tableaux ». Nul doute que ce maitre verrier, dont l’atelier était installé rue Très Cloître, à Grenoble, s’est largement inspiré des artistes de renoms présents au musée de peinture quelques rues plus loin. Il compose les scènes de ses vitraux de la même manière qu’un tableau de chevalet : jeu de courbe et contre courbe, ligne directrice, perspective…Les vitraux utilisent  le verre teinté dans la masse et de larges pièces de verre blanc peintes à l’aide d’émaux. Cette technique offre une plus grande liberté de composition et une gamme de couleur plus variée que les vitaux réalisés selon la méthode traditionnelle dite « vitraux-mosaïques» qui utilise le verre teinté dans la masse. »

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Pour compléter le juste propos de Laurence Dalmasso
, on peut préciser que seules les carnations utilisent le verre blanc. Le reste du vitrail est en verre mécanique teinté dans la masse ou plaqué. Des verres soufflés (artisanaux), moins homogènes, diffractant et irisant la lumière, très prisés des verriers, auraient représenté un surcoût de 15% à 25%. Des contraintes économiques ont peut-être pesé pour le choix du verre mécanique.

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Si Antoine Bernard vit avec son temps en se rapprochant des tendances de l’art nouveau, il respecte néanmoins et applique avec rigueur les canons de la tradition. Pour mieux appréhender le travail de cet artiste nous allons essayer, à l’aide d’une analyse sommaire, de percer quelques secrets de l’un des panneaux de cet ensemble réalisé en 1904 : « le baptême de Clovis ».

2 - Le baptême de Clovis site 14


25 décembre 498, à Reims, tout est prêt pour le baptême collectif de 3000 guerriers francs et du roi. Trois personnages occupent le devant de la scène : Clovis, pieds nus dans le baptistère, regard baissé, avec humilité, la main sur le cœur, modestement vêtu d’un simple drap. Il est entouré de Sainte Clotilde, son épouse, pieuse catholique, agenouillée les mains sur la poitrine, et de l’archevêque Saint Rémi, assisté de trois personnages secondaires, qui reçoit du Saint Esprit, représenté par une colombe,  l’eau bénite . La scène semble évidente: le baptême est imminent, la situation et l’attitude des personnages est naturelle, incontournable. Et pourtant, une géométrie secrète, complexe et extrêmement rigoureuse organise l’ensemble du vitrail. Il est structuré selon un rapport mathématique très utilisé dans tous les domaines artistiques, depuis des siècles, le nombre d’or. Ses propriétés sont uniques et troublantes puisqu’on le retrouve dans la nature et dans les proportions du corps humain. Troublantes à tel point qu’on le désigna, à la Renaissance, sous le terme de Divine Proportion.

« Le baptême de Clovis » est le seul vitrail de l’église dont la composition repose exclusivement sur le nombre d’or. On peut alors s’interroger si ce choix, alors qu’il existe de nombreux systèmes de  construction, n’est justifié que par des motivations esthétiques?

Clovis est le premier d’une longue lignée de rois « très catholiques », qui ne compte aucune exception, et qui sont investis, non d’un pouvoir divin, mais d’un pouvoir confié par Dieu. Dans le climat d’inquiétude qui précède la séparation de l’église et de l’état (9 décembre 1905) (3) la divine proportion semble être un élément symbolique qui, associé à d’autres, vient appuyer le message transmis par ce vitrail et ses pendants (Jeanne d’Arc et Saint Louis) sur l’indivisibilité des pouvoirs.

5 - Jeanne d'Arc tableau 15

Les symboles, revenus en force au XIXème siècle, sont un second aspect de la richesse de ces vitraux. On les trouve dans les zones purement décoratives tels ces épis de blé évoquant le pain, renvoyant à l’eucharistie et, surtout, dans les tableaux figuratifs où pas un objet, pas un animal, pas une fleur n’est choisi et placé au hasard. Cela peut être la colombe évoquée plus haut, des roses ou des lys blancs évoquant la pureté de Marie, des églantines qui rappellent la brièveté et la fragilité de la vie, à moins que, en référence à l’art ancien, leurs cinq pétales rouges nous renvoient aux cinq blessures du Christ sur la croix ? Peut-être Antoine Bernard a-t-il joué de cette ambivalence des symboles  pour susciter la réflexion ?
Le symbole est également dans l’attitude des personnages: Jeanne d’Arc plaque son épée sur le cœur en la tenant par la lame tandis que sont posés à ses pieds heaume et gantelets. C’est là une convention classique utilisée pour représenter un guerrier dans une attitude de paix. De la même manière dans le baptême de Clovis des pointes de lances, discrètes, évoquent les 3000 soldats qui vont être baptisés mais, hommes en armes, ils ont été refoulé de la scène, au-delà du cœur.
Les symboles, en très grand nombre, plus ou moins accessibles et lisibles par tous, sont là pour enrichir, appuyer et affiner le  message de chaque vitrail.

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Le dessin est celui d’un perfectionniste. Tous les visages, les drapés, les décors sont conduits d’un trait sûr et d’une extrême précision. Pour en apprécier la minutie il faut s’approcher à quelques centimètres: on découvre alors les étamines d’une fleur, le regard perçant d’un cerf, on peut même compter les cheveux des personnages… alors que ces vitraux sont destinés a être admiré à plusieurs mètres.

16 - détail précision St Antoine de P  2 - 16

Quant à l’usage de la couleur par Antoine Bernard, elle est à la hauteur de sa maîtrise de la composition. C’est là un atout supplémentaire pour un artiste de la lumière! Sa palette fut-elle inspirée par les tableaux exposés à quelques pas de son atelier ou bien a-t-il dans ce domaine appliqué des règles plus générales? Faute de confidences de l’artiste ou de témoignages il est impossible de répondre, cependant les similitudes avec certains tableaux de  Stella, Champaigne, La Hyre ou Zurbaran du musée de Grenoble imposent de s’interroger (voir ci-dessous).
Ce maître verrier sait faire des choix subtils de couleurs mais n’hésite pas à faire se côtoyer les contraires, les couleurs complémentaires, pour donner plus de vigueur tout en retenant les nuances qui éviteront de les « faire gueuler » (4).

11 - haut adoration des bergers  détail 14

Revenons encore une fois au baptême de Clovis. Les surfaces de couleur se répondent et s’équilibrent parfaitement.  Dans un premier temps le regard est accroché par la large surface claire, blanche et jaune, de Clovis puis très vite se porte vers St Rémi et sa masse rouge rendue plus lumineuse par un environnement de bleus, tout en atténuant le contraste par du violet, puis remonte  vers la colombe, éclatante dans son environnement sombre. Le regard s’arrête un instant, se perd puis redescend sur Clotilde dont le rouge un peu éteint, discret, n’est pas sans vigueur car cerné de sa couleur complémentaire (le vert) et de bleu clair. L’œil remonte alors vers Rémi…
Ce cheminement du regard
(5) nous révèle que si la colombe est le « personnage » principal de la composition, Clotilde, la reine,  est celui qui en est à l’origine. L’observation du schéma simplifié de la structure le confirme (voir ci-dessous). Tout doute s’efface quand on sait que c’est sous son influence que Clovis en vint à se convertir.

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Tout démontre, dans ces vitraux, que le hasard n’est pas de mise  et que la maîtrise et l’habileté d’Antoine Bernard dans sa manière de traiter le sujet, dans le domaine de la composition, du dessin, de la couleur et de lumière font de lui un artiste de talent. Pas un vitrail de l’église ne montre quelque faiblesse. Cependant, les deux derniers vitraux exécutés en 1921 (Saint Roch) et 1922 (le Curé d’Ars) diffèrent légèrement au niveau du dessin, en particulier pour les drapés dont la représentation est plus sommaire. Malgré cette dernière remarque, l’ensemble est homogène et cohérent, tant sur le plan de la technique que du signifiant.
Il ne fait aucun doute que nous sommes en présence d’œuvres d’art dignes de ce nom.
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1)  Grenoble, ville d’une certaine importance dans le domaine du vitrail,  compte sept ateliers entre 1860 et 1920.
2) Il était fréquent qu’un donateur se fasse représenter sous les traits  d’un des personnages du vitrail.
3) à Chirens, cette scission donnera lieu à quelques incidents  suffisamment sérieux pour nécessiter l’intervention de la gendarmerie.
4) « les couleurs qui gueulent » est une expression utilisée par les  peintres pour désigner les associations de couleurs criardes.
5) cette notion de cheminement du regard, habilement conduit par  l’artiste, fait parfois sourire. Pourtant le phénomène a été largement  étudié et démontré.

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“Le baptême de Clovis” et le nombre d’or.

géométrie secrete 70

« Géométrie secrète » du Baptême de Clovis : ce schéma fait apparaître de façon très partielle le réseau de lignes et de figures structurant le vitrail. Le nombre d’or est partout: le rectangle «doré» ACDF en engendre un second (ABEF) qui lui-même, etc… sur lesquels s’appuient les axes verticaux. Dans cet ensemble s’inscrit un triangle qui détermine la position des auréoles de lumière. Du centre de celle de Clotilde l’angle de ce triangle porte son regard suivant un angle de 36°, angle qu’on retrouve dans le pentagone et l’étoile à cinq branches issus eux aussi du nombre d’or.
Les éléments non figuratifs reposent sur le même type de structure. Ainsi dans la partie supérieure du vitrail arcs, croix, spirales sont tous construits à partir de la Divine Proportion. On y retrouve même la suite de Fibonacci :

suite de fibonacci

Le rapport des dimensions du détail sélectionné à gauche du vitrail (chapiteau sous les lances des soldats) confirme l’omniprésence du nombre d’or:

equation avec phy

Il est évidement impossible, dans le cadre de cet article de faire l’étude exhaustive de la structure de ce vitrail!

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comparaison Bernard-Musée de Grenoble 65 sans texte

Vitrail « Notre-Dame de Lourdes » d’A. Bernard à Chirens et « la mort de Joseph »  (1655-1657 env.,) peinture sur toile de Stella (Musée de Peinture de Grenoble. Celui-ci était situé à quelques pas de l’atelier d’Antoine Bernard) : hasard ou modèle ?

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Les vitraux de l’église (l’un des rares éléments patrimoniaux iconographiques de la commune, avec les fresques du Prieuré), comme la grande majorité des vitraux constitués de mosaïques de verre assemblées par des vergettes de plomb, sont particulièrement fragiles et vulnérables. Les protections initialement mises en place (panneaux de verre de quelques millimètres) sont des remparts bien modestes contre d’éventuels projectiles. Plusieurs évènements l’ont malheureusement démontré: lancé de ballon en 1999 et la bêtise et/ou l’irresponsabilité n’ayant pas de limites, un probable tir de carabine en 2005.
L’équipe municipale précédente, relayée par l’équipe actuelle, a décidé en 2005, outre d’effectuer les restaurations nécessaires  sur les vitraux détériorés, de faire poser des panneaux de « makrolon » sur cadre métallique offrant enfin une protection efficace. Cette mise en place se fait au rythme de deux vitraux par an représentant un coût de : 1914 € en 2006, 2010 € en 2007 et 2364 € pour 2009.
Suite à une demande effectuée auprès du Ministère de l’Intérieur pour la réhabilitation des bâtiments communaux, dont l’église, il est accordé à la commune  une subvention représentant 20,68 % des sommes engagées jusqu’à hauteur de 10 000 €. Ainsi, pour l’année 2010, le coût des panneaux de protection des vitraux  se verra réduit dans les même proportions. C’est  là une somme bienvenue pour notre commune au budget bien modeste, grignoté de surcroit par une conjoncture défavorable.

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A la suite d’un appel d’offre les travaux de restauration et de protection ont été confiés à un maître verrier de Grenoble, Christophe Berthier. Nous nous félicitons de ce choix car ceux-ci ont été remarquablement exécutés, la restauration particulièrement car seule la couleur claire des vergettes de plomb neuves révèlent une intervention récente. Ce n’est évidement pas sans raisons que lui furent confiés la restauration des quelques 500 m2 de vitraux de la Basilique Notre Dame de  Fourvière à Lyon.
Signalons enfin que 2010 fêtera le 150 ème anniversaire de son atelier (anciennement atelier Bessac, vieille lignée de verriers grenoblois) et que M. Christophe Berthier, « peintre de la lumière »,  ouvre ses portes lors des journées du patrimoine.  Une  visite à ne pas  manquer,  guidée  par  un  professionnel  compétent,  passionné et enthousiaste.

vitraux pose de pretections 10

1)  Église de Chirens: pose de panneaux de protection— décembre 2009

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remise en plomb 10


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2) Dans l’atelier de Christophe Berthier, restauration d’un vitrail de l’église de la Murette: la remise en plomb.